Review of Whatever Works (2009) by Marc L — 17 Jan 2011
Dernière realisation en date de Woody Allen, "Vicky Cristina Barcelona" etait simplement une carte postale d'Espagne. Une jolie carte postale, redigee avec style mais qui ressassait les banalites qu'on trouve sur n'importe quelle carte postale.
Rien d'impardonnable mais bon sang, on etait quand même pas loin de penser que Woody Allen devrait desormais se concentrer sur son talent de clarinettiste de jazz. Et c'est alors que debarque ce "Whatever works"', pur produit des eternelles nevroses du cineaste, dans lequel les relations humaines - et plus precisement sentimentales - sont psychanalysees sur le pave de Brooklin.
A condition de passer l'eponge sur ce procede narratif empreint de facilite qui voit le principal protagoniste s'adresse directement au spectateur, "Whatever works" marque surtout le grand retour de la figure Allenienne par excellence, ce vieillard ronge par ses nevroses, cynique, misanthrope et hypocondriaque dont les reflexions cinglantes et desabusees donnent au film une allure de cours de philosophie depressive.
Lorsque Woody Allen est au sommet de sa forme - c'est le cas ici, pour la première fois depuis "Harry dans tous ses etats" - ses films se savourent comme de grands vins, avec cette legère amertume qui jamais ne deforce la qualite du crû.
"Whatever works" restaure une reputation, rien de moins.
This review of Whatever Works (2009) was written by Marc L on 17 Jan 2011.
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