Review of The Limits of Control (2009) by Mani M — 17 Apr 2010
Poursuivant, non sans ironie (!), la strategie du detachement du solitaire afro-zen aux prises avec l'arrogance des puissants (ceux qui se croient en mesure de controler notre monde), ce nouveau film brillant de Jim Jarmusch, cette fois sous une forme tres epuree frisant volontairement l'abstraction (dont il parle aussi, comme jadis Antonioni), peche par une sorte d'esoterisme qui en decouragera certains.
Tel le combat de Ghost Dog dans le film du meme titre, la guerilla qui oppose ici les mysterieux et insaisissables agents aux boites d'allumettes camerounaises (Le Boxeur) aux services secrets americains et espagnoles, donne l'avantage a celui qui a la maitrise de soi plutot que d'essayer de controler les autres.
Film a revoir, comme on revoit un Tarkovski ou un Antonioni (des artistes a qui J. J. fait d'ailleurs allusion, parmi bien d'autres), "Limits of Control" est une oeuvre tres intelligente et etrange qui mele reflexion esthetique (au sens philosophique du terme) et fiction dans un tout organique, a la fois plus profond que l'eye-candy postmoderne de l'imposteur Tarentino et mieux realise que les meilleurs Godard.
"How did you get in ?" - "I used my imagination.".
This review of The Limits of Control (2009) was written by Mani M on 17 Apr 2010.
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