Review of Inland Empire (2006) by Joshua L — 08 Feb 2012
J'amorçais Inland Empire, une boule d'amertume dans la gorge. Mais pourquoi donc? Ne s'agissait-il pas là de mon réalisateur préféré jusqu'à présent? Peut-être. Mais l'ombre de l'exclusion de mon appréciation pesait alors sur Inland Empire et, ayant malgré tout déjà retardé depuis trop longtemps mon écoute, je ne me sentais pas encore nécessairement prêt à affronter un tel voyage aux confins des recoins les plus sombres du cerveau de David Lynch.
Après une heure, j'étais littéralement subjuguée par le jeu de Laura Dern qui, et c'est sans aucune honte que je l'avoue, transporte à elle seule le film sur ses épaules, à un point tel qu'elle demeure principalement le seul point positif majeur de Inland Empire.
Il s'agit là de 60 minutes qui défilent extrêmement rapidement, qui établissent des personnages colorés dans un univers terne où l'humour jaune ne tarit pas de grincer des dents. Le spectateur se laisse absorber par l'énigmatique scénario, et on y sent déjà des pointes de suspense irrationnels venir s'y mêler, tout juste de quoi piquer notre curiosité et nous pousser à réfléchir encore plus loin.
D'ailleurs, à ce moment-là, j'étais absolument convaincu, mais convaincu, dis-je! d'avoir trouvé la clé de l'énigme, la pierre angulaire qui allait me permettre de dévisager le générique, satisfait d'avoir enfin pu résoudre partiellement un film de Lynch.
[...]Hélas, j'étais loin du compte. Très loin. Les deux dernières heures s'engouffrent alors dans un tunnel complexe, irrationnel et, surtout, long, très long. Une traversée pénible de 120 minutes sous l'effet de LSD ou de je-ne-sais quelle autre drogue qui, au bout du compte, nous dégoûte carrément de la tournure du scénario qui, semblait-il, possédait une bien meilleure base pour éviter que le film ne dérape ainsi.
Et puis, même après certaines recherches post-visionnement, malgré des vingtaines d'interprétations différentes de Inland Empire de cinéphiles à travers le monde, pour la première fois depuis mon alliance avec Lynch, je n'ai ni la volonté ni la force de trouver ma propre interprétation en ce qui a trait à un tel ramassis de n'importe quoi.
Enfin, le terme est un peu fort, parce que j'imagine que Inland Empire a peut-être le potentiel pour receler des symboles extraordinaires.Mais c'est justement ça le problème. Je suis tanné d'imaginer.
Inland Empire est une démarcation nette. Je ne marche plus main dans la main avec David Lynch.
This review of Inland Empire (2006) was written by Joshua L on 08 Feb 2012.
Inland Empire has generally received positive reviews.
Was this review helpful?
