Review of Hitman: Agent 47 (2015) by Broyax — 18 Jan 2017
Rupert Friend n'est pas en cause dans ce fiasco et je tiens à dédouaner cet acteur qui a déjà prouvé sa valeur dans la série Homeland. Son interprétation du célèbre crâne d'oeuf est assez juste ou conforme à l'idée que l'on s'est faite du personnage au fil des nombreux jeux vidéo plus ou moins (in)égaux en qualité depuis nombre d'années. Cela étant, Timothy Olyphant proposait une interprétation également digne d'intérêt dans la précédente adaptation qui fait figure de chef-d'oeuvre intemporel en comparaison de la ridicule bouffonnerie ici présente.
D'abord, l'histoire -déjà discutable- est racontée maladroitement, pour ne pas dire n'importe comment ; le scénario multiplie les improbables scènes d'action et raccourcis, faisant de 47 un "super-héros" en costard à cravate rouge. Le film abuse des images de synthèse et se laisse aller trop souvent, les séquences sombrent dans le burlesque et la réalisation au montage agité, aux effets accélérés a vite raison de notre patience.
47 abuse aussi de l'hyper-communication parce qu'elle est trop "cool" et trop "chébran" : il retrouverait le collier qu'a perdu ton clébard en train de se soulager dans un bus il y a 6 mois au Tadjikistan. Même James Bond est largué : il flingue pas 3 bagnoles avec son smartphone, lui.
Enfin, comme si cela ne suffisait pas à noyer le 47 sous cette avalanche de conneries, la fille est une super-méga-héroïne précognitive et médium. Il n'y a plus qu'à leur mettre des collants et une cape et on est bon. Putain, quel massacre.
This review of Hitman: Agent 47 (2015) was written by Broyax on 18 Jan 2017.
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