Review of Eyes Wide Shut (1999) by Hillary D — 05 Jun 2012
Au bout d'un moment, on commence à se poser certaines questions. Où veut donc en venir Stanley Kubrick avec ce scénario pervers, ces images nullement impressionnantes et ce style qui ne lui ressemble pas? Pourtant, les attentes sont grandes, et les critiques sont acerbes.
Serait-ce donc cette dernière réalisation, dotée du record Guinness du plus long tournage jamais réalisé, qui aurait achevé le cinéaste?Mais, au fur et à mesure que les doutes augmentent, ils se dissipent tout autant.
Car les personnages frôlent le summum de la perversité, sans jamais même y plonger, à un point tel que le spectateur se doit de remettre en question sa définition même de la moralité de l'individu.
Jusqu'où peut-on aller sans s'aventurer jusqu'au point de non-retour? Trompe-t-on au moment où l'on pénètre, où l'on touche ou où l'on pense? Que de questions auxquelles Kubrick lui-même ne répond pas, et ne répondra d'ailleurs jamais.
Ce qui est clair, c'est qu'au lieu d'y voir supposément des références à l'ensemble de sa carrière, j'y vois, réellement, un scénario si pervers et si absurde qu'il s'approprie nettement des caractéristiques de l'oeuvre de Franz Kafka.
Si la sensualité n'avait pas été autant prononcée, j'aurais pu mettre ma main au feu que Kafka lui-même aurait pu écrire un tel scénario.Et qui dit Kafka, dit adoration. On n'y échappe pas.
This review of Eyes Wide Shut (1999) was written by Hillary D on 05 Jun 2012.
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