Review of Brute Force (1947) by Shaun H — 08 Jun 2010
Encore une fois, un film très prenant de Jules Dassin. Ce dernier étonne une nouvelle fois par sa mise en scène, faisant de cette prison un acteur à part entière du film. Une fois qu'elle vous a dans ses filets, impossible d'en échapper.
En théorie du moins car Collins, via un plan astucieux, va tenter de le faire. Avant toute chose, ce sont des relations très étroites entre des hommes, ayant chacun le souvenir extérieur d'une femme.
Les prisonniers de la cellule R-17 ont une histoire différente mais un point commun: retrouver celle qu'ils aiment. C'est aussi une relation particulière avec certains membres de l'autorité (le docteur).
Et puis il y a le fameux capitaine de police qui est un véritable bourreau. De la sorte, Dassin élimine le code Bien et Mal. Il est totalement basculé. Si le film souffrait par moment de scènes devenues un peu vieillottes, il faut lui reconnaître que les quarante dernières minutes sont tout simplement prenantes et remplies de tension.
Bref, durant près de la moitié de l'oeuvre, on devient une forme de complice de Collins (joué de manière remarquable par Lancaster) jusqu'à son dénouement final. Spoiler: la fin, l'échec de l'équipée et la mort de tous les membres de la cellule R-17 ainsi que du capitaine démontre que par la force, rien n'est acquis (un des messages que Dassin fait passer).
Et comme le dit très bien le docteur, on ne s'évade jamais d'une prison. Jamais. La caméra effectue un travelling arrière alors que l'homme est derrière des barreaux et rêve lui aussi de retrouver une liberté qu'il a perdue depuis qu'il travaille dans l'enfer carcéral.
This review of Brute Force (1947) was written by Shaun H on 08 Jun 2010.
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