Review of Videodrome (1983) by Frank J — 05 Jun 2012
Il n'y a pas à dire, l'ancien Cronenberg avait vraiment le chic pour l'esthétisme vidéo et, évidemment, pour le message qui l'accompagnait.
Car Videodrome, c'est la critique virulente d'une société obnubilée qui ne jure plus que par l'univers de la télévision. Cronenberg nous expose à un monde où tous les tabous - quels qu'il soient, sans exception - sont abolies, où Max Renn, le producteur de Civic TV (un canal pornographique) est le genre de type qui est fanatique du gore et du masochisme sanglant. Ainsi, c'est avec grande fascination qu'il tombe sur un canal de télévision piraté dans lequel l'on voit certaines jeunes femmes nues se faire mutiler, violer et assassiner.
Mais, comme ici bas, plus rien n'est en mesure de satisfaire notre appétit vorace, ce n'est pas assez. Max Renn devient alors l'icône de l'insatiabilité de l'individu contemporain, épris d'un univers d'hallucinations et de douleurs, un monde qui échappe aux lois de l'objectivité.
Il ne faut pas chercher à comprendre tous les moindres recoins de Videodrome. Vous vous tueriez à dénicher une explication logique à toutes ces hallucinations que vous vous perdriez davantage. Dans Videodrome, il ne suffit que de profiter.
D'assister au pied-de-nez que Cronenberg nous adresse.
À nous, consommateurs de la vulgarité.
This review of Videodrome (1983) was written by Frank J on 05 Jun 2012.
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