Review of Undisputed III: Redemption (2010) by Badr M — 31 May 2010
Disons le, depuis que Chuck et JC ont pris leurs retraites et que Steven est en mode Guy Carlier, le film de baston ricain est mortâ?¦.
En effet, à lâ??exception des Wachowski et de Tarantino, les réalisateurs ricains nâ??ont absolument rien compris au cinéma dâ??art-martiaux et notamment à la manière de filmer et de chorégraphier des combats.
Une fois nâ??est pas coutume, le salut est venu du DTV avec Undiputed 2 : une production Nu Image tournée pour moins de 5 millions de dollars en Bulgarie et sur laquelle je nâ??aurais pas misé un copec. Et pourtant ! Undisputed 2 était transcendé par une réalisation impeccable et surtout par ses interprètes avec en tête Scott « F**** Newton ! » Adkins qui y dévoilait un charisme et un talent martial dignes de Tony Jaa. Fort du succès de cet opus, les producteurs ont logiquement décidé de lancer une suite et ont eu la très bonne idée de reconduire le réalisateur Isaac Fiorentine et de filer le rôle principal à Adkins. : Undisputed 3 confirme tout le bien quâ??on pensait de ces derniers.
Undisputed 3 câ??est une succession dâ??idées simples mais géniales car en plus de faire du « Very Bad Motherfucker » Uri Boyka le personnage principal de cet opus, le réalisateur et son équipe ont compris trois choses : 1. Comment filmer la baston : les fights du métrage sont un modèle de lisibilité, Fiorentine maîtrise le cadre comme personne et les chorégraphies de Larnell Stovall, subtil équilibre entre freefight et arabesques aériennes, sont un régal pour les yeux. Lâ??américain se hisse dâ??emblée au niveau des grand maîtres asiatiques dans un autre registre.
2. La règle de lâ??opposition : Une règle que la plupart des réalisateurs sont incapables infoutus de comprendre. Dans un film de combat, le fait de voir le héros exploser tous ses adversaires sans difficulté présente un intérêt limité. Il est beaucoup plus fun de le voir affronter des adversaires aussi forts que lui et ça les producteurs lâ??ont bien compris vu quâ??ils ont embauché des cascadeurs aussi doués et charismatique que Adkins. Les amateurs retrouveront entre autre Lateef « Eddy Gordo » Crowder et le Chilien Marko Zaror qui nous offre la meilleure baston finale vu dans un film ricain depuis des lustres !
3. On épure le scénario : simpliste, le script du film a le grand mérite de ne jamais prendre le spectateur pour un c*** et dâ??aller à lâ??essentiel. De fait, point de sentimentalisme et de dialogues shakespeariens, Boyka et ses camarades sont là pour une seule chose : se taper dessus !
Au final, la compréhension de ses trois axiomes accouche dâ??une excellente série B : B comme Baston, B comme Blood, B comme Badass ! Dans son genre, Undisputed 3 surpasse son prédécesseur et sâ??impose comme une référence : le secret de cette réussite ? Certainement que les acteurs principaux du projet (y compris le réalisateur) soient presque tous des pratiquants dâ??arts martiaux au plus haut niveau.
Un des seuls DTV que jâ??achèterai de ma vie, indispensable pour les fans de baston !
This review of Undisputed III: Redemption (2010) was written by Badr M on 31 May 2010.
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