Review of The Isle (2002) by Broyax — 27 Dec 2016
Ouais donc... par où commencer ? par ces bidonvilles flottants de 2 m² et d'1,30 m de haut ? ou bien par la "gardienne" qui ne décroche pas une syllabe et qui fait le taxi avec sa barque (uberbarque) pour amener les "locataires" jusqu'à leur logement mais aussi transporter les putes jusqu'aux clients ?
J'espère que c'est pas cher parce que le confort laisse à désirer. Côté commodités, c'est le tout-à-l'égoût, une trappe dans votre logement est accessible à votre convenance pour pisser ou démouler un cake. Sinon vous pouvez vous mettre au bord de votre ponton personnel et chier en plein air. La vie, la vraie, à vous de l'inventer. Vous pouvez aussi pratiquer la pêche à la ligne et boulotter un sushi improvisé.
Mais ce n'est pas que cela, il y a (aussi !) une sorte d'histoire dans ce film, il faut la deviner au fil de l'eau. Notre "gardienne" qui fait (aussi, oui, oui) la boniche mais également quelques passes impromptues est du genre possessive, jalouse et un peu sauvage. Le gars est presque aussi taré d'ailleurs mais ils sont faits pour s'entendre malgré cet amour vache.
Amour très vache, car putain faut voir ce qu'ils font avec les hameçons. C'est carrément sordide. Mais au cas où vous n'auriez pas percuté, il s'agit un film coréen : ils ont tous une putain d'araignée au plafond. Franchement ils font peur.
Le film contre toute attente -ou plutôt- cette "chose" cinématographique n'en demeure pas moins assez regardable : on reste hypnotisé par toute cette névrose de presque une heure et demi comme devant un accident de la route lorsqu'on roule au pas pour tenter d'apercevoir les boyaux... Puis on accélère et on oublie.
This review of The Isle (2002) was written by Broyax on 27 Dec 2016.
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