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Review of by Magnus S — 21 Jun 2016

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Avoir un film plus mature et classé R avec Adam Sandler c'est assez rare. Le gars s'intéresse plus souvent à son public cible (Les enfants et les préados, à qui on doit cacher certains dialogues, certaines scènes pour protéger leur sensibilité ou plutôt celle de leurs parents et des censeurs.) Mais Sandler est un vétéran, il sait que son humour familial l'a fait grimper en flèche au rang de star surpayée. Le film That's my Boy (Ça c'est mon fils) était une preuve flagrante qu'il était encore plus mauvais pour faire des films classés R et tristement, même si The Do-Over peut se vanter d'avoir un semblant d'intrigue, c'est aussi mauvais que tout ce qu'il a fait après The Waterboy, même pire dans bien des cas.

2 hommes se retrouvent à une réunion d'anciens étudiants en 1991 (Sandler et David Spade), un 1991 aussi énervant et stéréotypé que ce à quoi Adam nous a habitués avec ses répétitions de blagues sur les années 80. L'un se trouvant dans de beaux draps, l'autre (Sandler) le convainc de frauder le fisc en falsifiant leur mort. Et si vous ne croyez toujours pas que l'humour d'Adam Sandler est facile et humiliant et dégradant pour les femmes depuis quelques années, après les 5 premières minutes de The Do-Over vous devriez en être convaincus. On l'entend à voix haute de la part de Sandler lui-même : « Celle-là était une pétasse et en est toujours une. Celles-là sont toutes des folles. Les femmes divorcées sont des grosses truies, laides qui finiront seules, Les vieilles sont folles/séniles etc.... » Quand vient le temps d'être classé R, Sandler est archi mauvais si on le compare à son humour moins cru mais même trop vulgaire ou trop mauvais, tous les moyens sont bons. On ajoute même du sang dans The Do-Over pour faire plus Rock n' Roll. On montre enfin des seins (WoW!).

Dans le temps où j'encourageais les personnages de Sandler ça aurait été le temps de faire preuve de cran et d'en montrer quitte à se retrouver classé R et risquer de faire moins au Box Office. Mais il fallait qu'Adam grimpe, qu'il devienne populaire du moins à Hollywood et le seul moyen pour le faire c'est de grossir son compte en banque. Pourquoi ne pas avoir montré les seins de Jessica Biel, Bridgette Wilson, Drew Barrymore? Et même Fairuza Balk dans The Waterboy? Elle qui était habituée de jouer complètement nue, de jouer des scènes de sexe et de montrer sa poitrine, on peut comprendre les fans qui sont débarqués du wagon de Sandler après la façon dont les personnages de Balk et Kathy Bates sont traitées à l'écran. Bien sûr l'équipe a vu les seins de Vicky Vallencourt, mais le producteur exécutif (Sandler) semblait trop peureux pour que l'audience (Il a un public en majeure partie de gars qui se croient plus vieux que leur âge) puisse voir la poitrine de Balk. Quand j'ai compris ça, et compris à quel point la seule personne qui intéresse Adam Sandler c'est lui-même, et à quel point les femmes, à part celle qui a accepté de se convertir au Judaïsme, le marier et lui faire des enfants étaient toutes des putes à ses yeux, surtout les actrices il a beaucoup baissé dans mon estime. Mais encore une fois The Do-Over, réalisé par le plus que moyen Steven Brill (Little Nicky, Mr. Deeds) fait pour nous donner envie de vomir après seulement quelques minutes. Le seul point fort comme je le disais c'est le semblant d'intrigue. On ne peut pas même dire qu'au moins une ou deux blagues sont drôles. Aucune ne marche et ça, à mesure que le film défile, c'est déprimant.

Même si la plupart des films de Sandler grillaient lentement la cervelle des préados et ados de mon époque, je n'avais et n'ai toujours pas honte d'encourager Happy Gilmore, Robbie Hart (Le chanteur de Noces) et même Bobby Boucher, sa Mama, Vicky Vallencourt et le coach Kline. Mais les personnages vulgaires, sexistes et pleurnichards que Sandler nous dépeint aujourd'hui sont seulement un reflet de la personne sioniste qu'il est ou qu'il est du moins devenu. À se plaindre à tout bout de champ du racisme, et que beaucoup ne l'aiment pas et se lient contre lui à cause de leurs mauvaises critiques de ce qu'il fait. Autrefois, il jouait les sous estimés avec ses covedettes, il riait autant et même plus de lui et ses principes que des autres mais on riait avec lui et on espérait son triomphe à la fin du film. Aujourd'hui, c'est pathétique mais Sandler est le seul à blâmer si de plus en plus de gens le méprisent et/ou le détestent étant donné que tout comme Paul Blart, film bourré de farces sur les obèses, avec un héros obèse, Adam aussi ne fait que nous donner raison après raison de rire de lui autant que de ses personnages. Gilmore, Hart et Bobby Boucher ne sont pas des imbéciles et des sexistes bourrus parce qu'ils sont un peu retardés et que les circonstances se lient contre eux. Les personnages de Sandler aujourd'hui sont tous ce qu'un homme ne veut pas devenir : Imbéciles, Prévisibles, Racistes et dégueulasses envers les femmes.

Bref, Sandler prend les armes à feu dans The Do-Over mais honnêtement, seule une balle en pleine tête pourrait le sauver lui de lui-même, sauver ses détracteurs, le sauver des critiques TELLEMENT INJUSTES qui le haïssent et sauver ses pauvres fans.

This review of The Do-Over (2016) was written by on 21 Jun 2016.

The Do-Over has generally received mixed reviews.

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