Review of The Devil's Own (1997) by Broyax — 05 Apr 2017
L'histoire n'est pas si mal et a le mérite d'éviter tout manichéisme réducteur même si le scénario se permet quelques raccourcis qui mettent à mal la crédibilité de l'ensemble, en plus de nous ennuyer parfois avec quelques longueurs indésirables.
On comprend évidemment le souci ici de nous dresser deux portraits aux antipodes l'un de l'autre... Deux personnalités opposées avec chacune leur histoire personnelle : le petit gars de l'IRA sensiblement fanatisé, plongé dans la violence depuis l'enfance, face au flic papa-poule bon père de famille, la main sur le coeur, droit comme un I et psycho-rigide.
De ce fait, de ce développement des tempéraments soignés, le film tire son avantage et l'habituel (ou si souvent) médiocre Brad Pitt s'en sortirait presque avec les honneurs si Papy Harrison ne le mettait aussi systématiquement à l'amende.
Finalement, malgré ses bonnes intentions, le film se prend les pieds dans le tapis et son insistance à tirer sur la corde sensible finit par lasser : on y croit plus vraiment. Son potentiel demeure inachevé pour ne pas dire vain et la mise en scène trop plate n'arrive pas à le réaliser, malgré ou en dépit de Brad Pitt.
This review of The Devil's Own (1997) was written by Broyax on 05 Apr 2017.
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