Review of The Darkest Hour (2011) by Marc L — 26 Aug 2012
Chris Gorak s'était jusqu'ici occupé de petits budgets occasionnellement méritants (le film-catastrophe intimiste "Right next to your door"). Tôt ou tard, les gens comme lui se retrouvent avec un budget plus conséquent entre les mains (30 millions de $, c'est pas le Pérou mais il y a quand même moyen de faire pêter quelques trucs) et à ce moment là, soit ils amorcent leur métamorphose et se muent petits Sam Raimi ou Peter Jackson montés en graine, soit ils livrent simplement la même série B qu'avant mais en plus tape-à-l'oeil.
"The darkest hour" fait partie de cette seconde catégorie, même si cette invasion alien n'est pas aussi grotesque que celle d'une "Skyline" ni aussi bêtement martial et propagandiste que dans "Battle Los Angeles".
Les Aliens sont ici des entités invisibles qui interagissent avec l'électricité, ce qui permet à Gorak d"innover par quelques stratégies de survie inédites durant la première demi-heure.
Malheureusement, ce début prometteur s'épuise rapidement et disparaît derrière les sempiternels gimmick et la terrible banalité du Survival moyen : un classicisme mou qui se voit encore aggravé par l'antipathie profonde que parvient à éveiller le petit groupe de survivants.
En fin de compte, la seule originalité de la chose est de se dérouler à Moscou : un choix sans doute guidé primitivement par la réduction des coûts de tournage et l'envie d'adresser des oeillades énamourées au marché russe mais qui finit par devenir l'unique signe de personnalité de ce nanard de Science-fiction insipide.
This review of The Darkest Hour (2011) was written by Marc L on 26 Aug 2012.
The Darkest Hour has generally received negative reviews.
Was this review helpful?
