Review of North by Northwest (1959) by Broyax — 29 Dec 2018
On a failli y croire... pendant à peu près trois quarts d'heure : le rythme est satisfaisant, la curiosité est de mise, Cary Grant est à la fois élégant, cynique et opiniâtre... assez drôle aussi ! mais c'est Cary Grant. Puis arrive le train... et le traintrain d'un film qui tout-à-coup tel un vieux tortillard n'arrive plus à grimper les côtes...
ça coïncide avec l'apparition de la poupée blonde Eva Marie Saint... et même si elle incarnait le retour de la madone en personne, elle ne peut certainement pas remplacer l'autre égérie blonde de Hitchcock, pleine de grâce, Grace Kelly. On me dira cependant que même Grace n'aurait pas pu effacer l'ennui d'un coup de baguette magique et on aura raison. Mais tout de même.
Voici donc que le film s'époumone à tous les niveaux et pédale comme un hamster asthmatique : les dialogues deviennent aussi bêtes qu'interminables et le scénario en chute libre dévoile son vrai visage de série B, écrit à la va-comme-je-te-pousse, de plus en plus téléphoné à l'avance... Même l'inquiétant personnage de l'excellent James Mason ne parvient pas non plus à ressortir le film de son marasme...
La fin enfonce le clou et sombre dans le burlesque hollywoodien le plus échevelé et invraisemblable... Certes, la musique pleine d'entrain de Bernard Herrmann tente de réveiller régulièrement tout ça.
This review of North by Northwest (1959) was written by Broyax on 29 Dec 2018.
North by Northwest has generally received very positive reviews.
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