Review of Largo Winch II (2011) by House M — 28 Mar 2012
La grande force du Birman en 2011, c'est qu'il est cinématographiquement flinguable très aisément, bien plus que le Russe, l'Arabe ou le Chinois. Flinguable pour susciter l'empathie quand il est de l'ethnie Karen, ou flinguable sans pitié quand c'est un trouffion à la solde de la junte au pouvoir.
Et, dans une séquence qui n'a pas grand-chose à envier au dernier Rambo, Largo Winch va en flinguer, du Birman ! Tout Largo Winch est résumé dans cette scène : on uvre ici dans le domaine du divertissement décomplexé à la Besson, sans pour autant souffrir des mêmes faiblesses d'écriture structurelles.
Sans être renversant, l'épisode précédent avait constitué une appréciable surprise, quand on connaît les difficultés du cinéma français pour accoucher d'un cinéma d'action correct, et plus encore pour s'approprier intelligemment une bande-dessinée («Blueberry» et «Adèle Blanc-Sec» sont de parfaits exemples de tout ce qu'il ne faut PAS faire en la matière).
La suite des aventures du milliardaire barbouze réutilisent donc sans se fouler les ingrédients à succès du premier épisode : une dose tout à fait correcte d'Action, de la malversation politico-économique pour les Nuls et un humour (très) grand-public.
Faute de briguer le statut de chef d'uvre, le film, qui ne peut plus être décemment qualifié de Jambes Bond du pauvre se hisse sans difficultés au niveau d'un Blockbuster hollywoodien de second rang.
Hormis les inévitables entorses à la bande-dessinée, les quelques raisons d'être déçu ne sont pas à chercher du côté des contraintes technologiques et financières mais bien dans l'inclusion d'une histoire sentimentale très pathos et dans la présence de Sharon Stone dans un rôle tellement bâclé qu'elle ne peut s'expliquer que par l'assouvissement, par le réalisateur Jérôme Salle, d'un fantasme d'adolescent.
This review of Largo Winch II (2011) was written by House M on 28 Mar 2012.
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