Review of L.A. Confidential (1997) by Broyax — 15 Jan 2017
Ces années 50 revisitées font illusion pendant un certain temps (presque la moitié), ce qui n'est déjà pas si mal ! un hommage appuyé et assez habile au film noir en vérité avec sa pléiade de stars et une bonne ambiance, plus brutale qu'à l'époque et quelques portraits pas piqués des vers.
Ainsi, par exemple, Russell Crowe dans son rôle de grosse brute tabasse et refroidit tout ce qui semble suspect mais c'est pour la bonne cause (celle de la veuve et de l'orphelin mais surtout la veuve). Non, il n'incarne pas un truand aux manières si peu délicates mais un flic, "le superflic" bourru et bourrin. Et ses collègues ne valent guère mieux : soit des branleurs, soit d'autres "soupes au lait" qui n'hésitent pas à mordre la ligne jaune et même la hiérarchie complaisante cautionne... la justice triomphante, bordel de merde !
Franchement, c'est drôle mais je crois que c'est une drôlerie involontaire. Puis on se rend compte que la Basinger qui joue les vamps ne sert strictement à rien dans son rôle de pétasse de luxe qui voit défiler tous les michetons de la Crim', remontés comme des pendules. Tellement mauvaise que t'en chiales de honte pour elle.
Puis on s'aperçoit que l'intrigue veut rebondir : elle commence à sortir un lapin de son chapeau et s'étire en longueurs et en conversations barbantes qui n'arrivent plus à faire avancer quoi que ce soit. On ne s'amuse plus et on trouve le temps de plus en plus long : que cela reste entre nous mais L.A. Confidential devient alors considérablement rébarbatif. L'histoire tarabiscotée part en vrille et tout s'effondre lamentablement.
La baudruche a donc éclaté et la sanction est tombée. Dommage, car les intentions étaient bonnes.
This review of L.A. Confidential (1997) was written by Broyax on 15 Jan 2017.
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