Review of Keoma (1976) by Benoît R — 15 Jan 2010
Il y a tout ce que j'aime dans le western ici. De l'action, sans s'arrêter ou presque. Castellari va vraiment voir à gauche et à droite pour reprendre ce qui se fait de mieux et faire un western-spaghetti à sa sauce.
Leone, Peckinpah ou Ford sont des exemples les plus probants. Le personnage de Keoma semble légendaire. La sorcière qui l'accompagne à chaque tournant important, à chaque endroit où il y a la mort mais qui semble veiller sur lui est là pour rappeler que nous ne sommes pas vraiment face à une histoire qui pourrait être vraie.
C'est une forme de conte à la mode western. Les fusillades sont superbement bien rendues grâce à un montage ultra-dynamique mais utilisant aussi énormément les ralentis. Le montage est probablement l'élément le plus ingénieux du film.
Permettant des moments incroyables comme quand Keoma se revoit enfant au moment où il est présent sur les lieux. Il y a aussi ces coupures, ces flashbacks qui interviennent à des moments inhabituels.
La référence biblique est énorme. Keoma, une sorte de Messie que les gens ne veulent pas avoir. La scène de la roue, où le justicier est mis comme le Christ sur la croix est magnifique.
Les décors et les plans larges aussi. La musique des frères De Angelis est en parfaite adéquation avec l'oeuvre, lui procurant même une aura supplémentaire. Totalement sous le charme.
Rien ne m'a déplu, même dans les messages que le film tente de faire passer, avec un gars apportant la paix, s'interrogeant sur la guerre, rappelant que chaque homme, de n'importe quelle couleur, est libre.
Et notre héros, notre Messie face à l'ignorance et la bêtise de la population repart, libre... pour ne jamais revenir ?
This review of Keoma (1976) was written by Benoît R on 15 Jan 2010.
Keoma has generally received positive reviews.
Was this review helpful?
