Review of Desire Under the Elms (1958) by Katie M — 28 Nov 2007
Je suis fan d'Anthony Perkins, mais là y a quand même des limites que j'aurai jamais du franchir. Rien que le titre du film prête à sourire par son coté too much façon " amour, gloire et beauté".
Pourtant cela commence plutot pas mal avec un anthony perkins à contre emploi, incarnant un jeune homme acerbe et brisé par la perte de sa mère. Delaissé dans un monde qui ne lui appartient pas, le jeune homme ne vit que pour l'obsession de recuperer la ferme de son père. Troquer un monde contre un autre.
Le duo qu'il forme avec son père- Burl Ives- est assez convaincant et plein d'animosité. Puis il y a l'arrivée de Sophia Loren, que je n'apprecie pas réellement. Le duel entre la nouvelle femme du père - qui met un point d'honneur à recuperer la ferme- ingrat et le fils est pourtant bien retranscrit , avec en prime une sexualité latente qui s'installe entre les 2 protagonistes.
Mais alors, où est situé le mal?
Ce n'est qu'à la fin du film que le potentiel du film est completement ruiné. L'obsession d'appartenance à une terre, tres présente dans le discours des personnages, disparait litteralement au profit d'une histoire d'amour qui culmine surtout les bas. Les 2 protagonistes deviennent incoherents dans leurs choix et aspirations, changent d'avis toutes les 5 minutes et la fin explosive promise implicitement par le synopsis n'aura jamais lieu. Le film est ainsi expedié par un final paresseux aussi bien dans la construction que dans le jeu d'acteur - notamment celui très aleatoire d'anthony perkins-. On ne retiendra que l'image du père rude, perdu parmi les ormes, certainement plus defait par sa nouvelle solitude que satisfait d'avoir montré au monde qu'il etait bien difficile à abattre.
This review of Desire Under the Elms (1958) was written by Katie M on 28 Nov 2007.
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