Review of Crazy Heart (2009) by Jim H — 25 Nov 2010
"Crazy Heart" suit sagement le dà (C)clin et la possible rà (C)deption d'un chanteur de country, prà (C)maturà (C)ment vieilli par l'alcool et les excès en tous genres, à la fois revenu de tout et inadaptà (C) à la vie, un vieil ours solitaire à (C)garà (C) dans un monde dont il ne capte plus les règles ni les enjeux, ni dans la sphère du spectacle ni dans celle de l'intimità (C).
L'Acadà (C)mie des Oscars goûte les performances border-line, les interprà (C)tations à la limite de l'outrance et de l'auto-destruction, et nous saisissons donc rapidement ce qui a pu la guider à dà (C)cerner l'Oscar du meilleur acteur à Jeff Bridges. Livrà (C) à lui-même en plein solo, le comà (C)dien doit effectivement faire vivre un personnage auquel les scà (C)naristes n'ont à (C)pargnà (C) aucun des clichà (C)s de la "vie d'artiste" : alcoolique et fumeur notoire, cancà (C)reux qui à (C)coute peu les conseils de ses mà (C)decins, triste amant qui enchaà (R)ne les amours d'un soir comme il a enchaà (R)nà (C) les mariages calamiteux, musicien à la gloire passà (C)e qui ressurgit çà et là au grà (C) de l'inspiration et des moments de lucidità (C), père à (C)conduit par son fils et qui tente de se racheter une conduite auprès du gamin de sa nouvelle conquête, etc.
Malgrà (C) cette collection de stà (C)rà (C)otypes qui ressemblent à autant de boulets, Jeff Bridges parvient à rendre son personnage de "Bad Blake" attachant, à la fois grandiose et pitoyable, comme un versant nà (C)vrosà (C) de son "Big Lebowski" auquel la sà (C)quence initiale semble (involontairement ?) faire rà (C)fà (C)rence, mais le scà (C)nario se rà (C)vèle cependant nettement trop prà (C)visible, sa "partition narrative" se devine à 30 miles de distance, surtout dans la relation à (C)culà (C)e que le chanteur noue avec la jeune journaliste de province.
Restent bien sûr, et heureusement, les numà (C)ros purement musicaux du film, très plaisants à à (C)couter, dans les sà (C)quences filmà (C)es dans des bistrots et des bouges plus ou moins bien famà (C)s, ou dans l'à (C)vocation d'un grand concert country menà (C) par un jeune loup interprà (C)tà (C) par Colin Farrell - là aussi, la trame du musicien mentor dà (C)passà (C) par son à (C)lève n'est pas de la première fraà (R)cheur, mais les deux comà (C)diens la rendent acceptable. Au final, on est cependant bien loin de l'à (C)motion et de l'ambition d'un grand film au thème et au scà (C)nario voisins : "Honkytonk Man", portà (C) par un Clint qui semblait dà (C)jouer les clichà (C)s et les digà (C)rer pour dà (C)passer l'anecdotique et atteindre à l'universel.
This review of Crazy Heart (2009) was written by Jim H on 25 Nov 2010.
Crazy Heart has generally received very positive reviews.
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