Review of Contact (1997) by Broyax — 14 Jan 2017
Par où commencer dans ce gloubi-boulga hystéro-mystico-scientifique ? par Jodie Foster bien sûr : elle porte très haut le film à bout de bras avec une force et une conviction admirables et même... entousiasmantes. Quelle merveilleuse actrice en vérité, je vous le dis !
Ce n'est pas que cela néanmoins, l'histoire -ou plutôt son substrat- est très inventive... mais son substrat seulement, pas son développement benêt. En effet, comme dans tout film réalisé par Robert Zemeckis, la naïveté et la candeur s'invitent dans tous les plans et à tous les étages, elles ruinent conséquemment toute vélléité de vraisemblance ou de crédibilité. On peut prendre ça pour de la "poésie" mais il faudrait devenir aussi bêta que le film lui-même (bonjour les dégâts !).
Rien que le début ou le temps d'exposition incroyablement long et larmoyant est un terrible avertissement : "mièvre à en devenir chèvre, tu deviendras". La fin -qui n'en finit pas- est du même tonneau neuneu, le tonneau lourdingue et moralisateur, donneur de leçons à la petite semaine. En outre, la musique geignarde qui ne cesse de couiner tout au long du film est à la limite du supportable.
Et puis deux heures et demi, putain, faut se les taper : encore le tic compulsif habituel du Zemeckis qui se fait décidément un devoir de nous faire chier, même avec une histoire, enfin un substrat science-fictionnel d'histoire intéressante. Zemeckis n'en reste pas moins un bon faiseur, techniquement parlant : il n'est en effet pas le dernier des manches à la mise en scène, on doit lui reconnaître ça.
Par ailleurs, la problématique mystico-religieuse opposée à l'empirisme forcené de la science est bien abordée, malgré le ballot bellâtre Mathieu McConauburne aussi convaincant en prêtre que John Wayne dans Don Camillo.
Heureusement, un autre acteur -brillant, lui- est là pour nous émerveiller de son charismatique jeu d'enfoiré coutumier dont il maîtrise si bien la mécanique : James Woods ! hilarant et percutant, on ne s'en lasse pas. Tom Skerritt, second couteau solide, s'avère également excellent dans le faux cul de service, ce qui ne mange pas de pain. Sans compter évidemment le (trop) petit rôle de John Hurt, acteur-né magistral.
Pas si mauvais finalement ce Contact... mais pas bon non plus.
This review of Contact (1997) was written by Broyax on 14 Jan 2017.
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