Review of Arabian Nights (1974) by Clément G — 28 Jun 2008
Apres "Le Decameron" (1971) et "Les Contes de Canterbury" (1972), Pier Paolo Pasolini clore sa "Trilogie de la vie" avec ces "Mille et une nuits". Largement superieur que ces derniers qui ont un interet somme toute anecdotique, "Les Milles et une nuits" en presente les memes caracteristiques : des histoires appartenant a l'inconscient collectif vues a travers le prisme de la sexualite.
La narration au style decousu propre au cineaste se prete particulierement a la structure en matriochkas du recueil. Ses personnages sont joyeux meme dans l'aversite, riant a gorge deployee, parlant de sexualite sans tabou mais sans perversite non plus.
Les rencontres, les rapports, heterosexuels comme homosexuels, se font et se defont le plus naturellement du monde. La camera du cineaste italien suit ses protagonistes dans ces entrechats aeriens, en n'oubliant pas d'y meler elegamment du lyrisme et du fantastique, sur une sublime musique d'Ennio Morricone.
Avec ce film a l'optimisme et la bonne humeur communicatifs, Pasolini signe une merveille, avant de s'enliser dans la provocation vaine de "Salo, ou les 120 journees de Sodome" (1975) qui constituera de fait son oeuvre-testament.
Retrospectivement, "Les Mille et une nuits" constitue son chant du cygne.
This review of Arabian Nights (1974) was written by Clément G on 28 Jun 2008.
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