Review of A Fantastic Fear of Everything (2012) by Antonio T — 03 Dec 2012
"A fantastic fear of everything" était aussi attrayant sur le papier qu'il se montre en fin de compte fort décevant à l'usage. Première tentative cinématographique de Crispian Mills - chanteur de Kula Shaker pour l'info - il se montrait pourtant très astucieux dans sa première partie en dépeignant, en dépit de nombreuses cassures de ton et de rythme, le quotidien d'un paranoïaque sévère, un écrivain que ses recherches sur les assassins victoriens ont sérieusement perturbé.
On évolue ici avec délice dans le registre du pur film Brit décalé, auquel la prestation de Simon Pegg vient apporter une touche de folie furieuse, qui voit sa légion de bonnes idées malheureusement pas toujours efficacement retranscrites à l'écran, mais dont la liberté de ton permets de pardonner beaucoup de choses.
Quand on découvre que la terreur la plus atavique de l'écrivain concerne les lavomatics, on se prend à espérer une forme d'apothéose dans le non-sens. C'est malheureusement à peu près à cet instant que le film se casse la gueule, en s'essayant à une pesante démonstration psychanalytique et en reliant scolairement, comme on l'apprend dans les cours de script, les divers éléments qui n'entretenaient a priori aucun lien entre eux.
Grosses déception au final donc, mais l'originalité du concept et l'humour absurde et névrosé dont "A fantastic fear of everything" fait preuve dans sa première partie indiquent une carrière à suivre dorénavant de près.
This review of A Fantastic Fear of Everything (2012) was written by Antonio T on 03 Dec 2012.
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